C.D.R.C.
- LA METHODE COTE GRAND PUBLIC -
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Introduction.
Vous vous étes surement intéressé un jour ou
l'autre à l'histoire de l'Homme et celle de notre Terre,
n'est-ce pas ?? En effet ce sont deux véritables passions
intarissables pour bon nombre d'entre nous. Et savez-vous que les
travaux de recherche dans ces domaines sont loin de s'épuiser,
car, de par notre curiosité, de notre savoir
sans cesse croissant et grâce aux nouvelles
découvertes, nous explorons continuellement de nouveaux
horizons. De plus avec l'aide des nouvelles technologies encore plus
adaptées et sophistiquées, il devient ainsi possible de
remonter le temps jusqu'à percevoir l'origine de la
création de l'univers, il y a "seulement" quelques 15
milliards d'années !.

Rassurez-vous, nous n'allons pas revenir jusqu'à l'ère du Big-Bang ou celle des dinosaures, bien que cela soit également très passionnant, mais plutôt rester dans des échelles de temps dites "plus modestes" !. En effet la méthode de datation par le carbone 14 et sa technique de comptage que nous utilisons dans notre laboratoire, permettent de remonter le temps, ou encore de dater le passé jusqu'aux environs de 45 000 ans avant Jésus-Christ.
Pourquoi fait-on appel à la méthode de datation par le
carbone 14 ?
Lorsque les archéologues mettent en oeuvre des fouilles et
qu'ils ne peuvent pas disposer de moyens ou de repères
purement archéologiques ( repères permettant de se
réfèrer à une chronologie historique, dite
"relative", par exemple des piéces de monaies bien
datées, des céramiques décorées, etc
...), ils font appel à des laboratoires
spécialisées en datation, comme le nôtre, qui
permettent ainsi de dater des échantillons afin de
déterminer des temps réels. Ces laboratoires
travaillent alors en chronologie dite "absolue", c'est à dire
en donnant précisemment l'âge d'un échantillion
ou la date d'un échantillon confirmant ou pas un fait
historique ou préhistorique.
La méthode de datation par le carbone 14 est surtout connue
par ses applications en archéologie. En effet c'est en 1950,
que fut effectuée une des premières datations sur les
charbons de bois trouvés sur le sol de la Grotte de
Lascaux. Maintenant, presque cinquante ans depuis la
découverte du 14C naturel, des dizaines de milliers
de datations 14C ont été obtenues pour
toutes les périodes de la préhistoire et de l'histoire,
depuis les 400 siècles du Paléolithique moyen
jusqu'à la fin du Moyen-âge. Très souvent seule
méthode de datation utilisable pour chronométrer les
sites archéologiques ou géologiques du quaternaire
récent, la méthode du radiocarbone s'est très
largement imposée.
Ceci
à tel point qu'actuellement, alors que l'on sait que le
calendrier 14C de la préhistoire peut être
décalé de plusieurs millénaires par rapport au
calendrier normal en années solaires, il reste le seul
utilisable pour toutes les civilisations antérieures au
magdalénien. Par exemple, l'âge d'environ 19 000 ans
attribué par le 14C à la Grotte
Cosquer, découverte dans les Calanques de Cassis, a en
réalité 21 ou 22 000 ans en années
réelles !.
Un des grands avantages du radiocarbone est qu'il se trouve dans la
plupart des matériaux présents dans les sites
archéologiques. Nombreuses sont les couches témoins de
l'activité humaine qui, outre les silex, contiennent des
charbons, des débris végétaux, des ossements,
des coquilles de noisettes ou de mollusques, toutes contenant du
carbone organique ou minéral. La datation 14C vient
parfois en contribution essentielle dans des études faisant
appel aux disciplines les plus variées de l'art de l'histoire,
de l'anthropologie préhistorique à la légende,
et même de l'environnement à l'industrie.
Pour l'art, il suffit d'évoquer les datations faites sur la Grotte Chauvet de Vallon-Pont-d'Arc ( voir les liens ci-dessous). Par le comptage de la radioactivité, on peut dater les charbons des foyers associés aux peintures tandis que la technique de l'accélérateur permet de dater la peinture elle-même après le prélèvement de quelques milligrammes de fusain de l'artiste préhistorique.
Pour l'histoire, on peut évoquer les datations de la
fouille du sarcophage dit du "Comte Guillaume Taillefer". Dans cette
étude archéologique, modèle de
pluridisciplinarité, la datation des divers lots d'ossements a
permis de classer entre les IXème, Xème et XI
ème siècles les 18 représentants de la famille
comtale du Languedoc, inhumés ensemble à Saint-Sernin
de Toulouse.
Pour l'anthropologie préhistorique, il est possible de citer la datation obtenue au site de Fontbrégoua sur un fragment du premier squelette humain ( en l'occurence un crâne d'enfant ) présentant des signes évidents d'anthropophagie. Le 14C, confirmant la typologie des industries présentes dans le site a pu situer cette pratique, jusque là ignorée en Europe, au tout début du néolithique, c'est à dire peu après l'introduction de l'agriculture vers 6000 ans AV. J.C.
Pour la légende, on peut évoquer l'étude de la tombe attribuée à Saint-Frézal à la Canourgue. La présentation d'un squelette d'un seul individu dans un coffre en pierre sans signe particulier, d'époque romaine, situé au centre d'une chapelle du XIIème siècle. La légende l'attribuait à Saint-Frézal, un évèque de Mende, historiquement bien connu, dont un texte légendaire racontait l'assassinat en l'an 828. Désirant faire une étude complète du squelette tant du point de vue anatomique que paléopathologique, les responsables de la conservation du patrimoine ont demandé une datation radiocarbone de l'un des ossements. Le résultat issu de la datation a mis en évidence la date suggéré par la légende.
Pour l'environnement, on peut rappeler que, moins dramatiques
que l'explosion de la centrale nucléaire de Tchernobyl, les
explosions expérimentales de bombe H ont eu pour effet de
doubler en un an la teneur en 14C de l'atmosphère
en 1962-1963. Depuis cette date et heureusement depuis l'arrêt
de ce type d'expérience dans l'atmosphère, cette teneur
diminue par absorption de l'excès de 14C par les
océans. Les mesures systèmatiques que font les
laboratoires de radiocarbone non seulement permettent de suivre cette
décroissance mais encore donnent des indications sur les
circuits de
répartition du carbone dans l'atmosphère et la
biosphère, informations combien importantes à l'heure
où l'industrie rejette des quantités importantes de gaz
carbonique.
Pour l'expertise on pourait citer le cas de la datation du
linceul de Turin qui fut daté de la fin du moyen-âge
alors qu'on l'attendait contemporain de la mort du Christ. Mais il
n'est pas approprié de parler dans ce cas extraordinaire d'une
véritable expertise car l'analyse aurait dû conduire
à faire connaître le moyen de fabrication du linceul en
cause. Ce n'est évidemment pas le cas puisque si la datation
médiévale n'est pas scientifiquement contestable, par
contre elle laisse ouverte la question de l'origine de cette
vénérable image. Par contre le 14C est
courament employé, par exemple pour contrôler l'origine
d'un produit chimique employé, par exemple, comme adjuvant
alimentaire ou comme parfun. Si ce produit est totalement ou
partiellement d'origine pétrochimique, sa teneur en
14C est nulle ou faible, s'il est totalement d'origine
naturelle, donc un pur extrait de plante, il aura exactement le
radiocarbone du gaz carbonique de l'atmosphère actuelle.
Le carbone 14 ou radiocarbone est donc, malgrè sa très faible teneur dans la nature, un outil majeur de la recherche scientifique et la méthode de datation à la base de toute la chronologie de l'Histoire de l'Homme.

Les Grandes Découvertes qui ont amené la méthode
de datation sous les feux de l'actualité.
BASE DE DONNEES
DIVERSES
Maize
Genome Database World Wide Web Server
Atlas
of Paleovegetation Since Last Glacial Maximum
Archaeological
Data Archive Project
Projectile
Point Type Bibliography
Ethnoarchaeology
Bibliography
Prehistoric
Food Production
Bibliography
of Funeral and Burial Practices
Hunter-Gatherer
Bibliography
References
on the American Indian Use of Fire in Ecosystems
Directory
of Archaeological Societies and Newsletters
National
Archaeological Database
WEDA
~ the Worldwide Email Directory of Anthropologists
LIENS DIVERS AUTOUR DE
L'ARCHEOLOGIE